Ordre des ingénieurs du Québec
 

En 2011, lorsqu'elle remporte le premier Prix universitaire du mérite, Martine Blouin était en 3e année au baccalauréat en génie biomédical à Polytechnique Montréal. Ce prix, arrivé à point nommé, lui a permis d'entreprendre sereinement sa maîtrise en génie des technologies de la santé à l'ÉTS. Cinq ans après avoir remporté cette prestigieuse récompense, Méning.es a voulu savoir ce qu'était devenue l'heureuse lauréate.

Dans quel domaine travaillez-vous?
Aujourd'hui, je suis ingénieure junior en contrôle robotique chez Kinova, une compagnie qui fabrique des robots destinés à des personnes en réadaptation, qui ont perdu l'usage de leurs bras ou de leurs jambes. Ces personnes se déplacent en fauteuil motorisé auquel on intègre un bras afin qu'elles aient plus d'autonomie pour boire, manger ou accéder à des objets. Ce que je fais aujourd'hui correspond totalement à ce que je souhaitais faire depuis toute petite, à savoir, allier les domaines du génie et de santé.

Pourquoi avez-vous décidé d'étudier en génie?
J'ai choisi d'étudier en génie biomédical parce que je m'intéresse au domaine de la santé depuis toujours. Comme j'aime comprendre les choses et trouver des solutions, je trouvais que le génie biomédical était un bon mélange entre la science et l'application de celle-ci. De plus, mon père est ingénieur civil et ma tante est ingénieure en génie industriel. J’avais donc une bonne connaissance du travail d’un ingénieur.

Comment avez-vous entendu parler des prix et des bourses décernés par l'Ordre?
En 2011, lorsque j'ai remporté le premier Prix universitaire du mérite, j’étais en 3e année de baccalauréat à Polytechnique Montréal. Mais il faut dire que j’étais membre de la section étudiante depuis la 2e année, ce qui m'a permis de recevoir la revue PLAN ainsi que le bulletin Méning.es et d'être informée des différents prix et bourses destinés aux étudiants en génie. J'avais également pris l'habitude de chercher les différentes bourses accessibles auxquelles je pouvais prétendre.

Pourquoi pensez-vous avoir remporté le premier Prix universitaire du mérite?
Je pense que ce qui m'a permis d'être lauréate de ce prix, c'est le fait que j'avais un bon équilibre entre l'excellence universitaire et l'implication dans la promotion du génie. Pour faire connaître le programme de génie biomédical dont je fais partie de la première cohorte, j'ai mis en place, avec mes camarades de classe, une série de visites industrielles. Toutes ces initiatives de promotion ont certainement joué en ma faveur. 

Qu'est-ce que le Prix universitaire du mérite vous a permis de faire?
J'ai pu réaliser différents projets, notamment celui de partir faire mon stage à l'Institut de génie biomédical de l'Université de Fredericton au Nouveau-Brunswick. Le fait d'avoir ce coussin financier m'a aussi permis de continuer mes études au niveau de la maîtrise. Enfin, l'année de la réception de ce prix, j'ai réalisé un rêve, celui de partir six mois en Asie avec mon conjoint.