Ordre des ingénieurs du Québec
 

Savez-vous comment vous démarquer de vos pairs tout en vous faisant remarquer de futurs employeurs? Faites partie d’un club étudiant! Pensez-y deux minutes… Apprendre à travailler en équipe, gérer des projets, des budgets, mettre en pratique vos connaissances théoriques en innovant sont des compétences très prisées des employeurs! C’est justement ce que vous apprendrez à faire au sein d’un club étudiant.

Léandre Joncas et Alex Guérin, étudiants à l’ÉTS, racontent ce qui les fait courir comme membres  de la Formule ÉTS, une des 500 équipes universitaires de la Formule SAE (Society of Automotive Engineers), une compétition d'ingénierie de calibre mondial.   
 
Pourquoi avoir choisi de faire partie d’un club étudiant?

La théorie et la pratique


Léandre Joncas : J’ai choisi d’intégrer un club scientifique parce que c’est pour moi le meilleur complément à ma formation en génie. Avec Formule ÉTS, je peux, à la fois, allier la théorie des cours magistraux de l’ÉTS à la pratique. J’aime travailler manuellement, et ce n’est pas ce qui manque lorsque l’on construit une voiture de course!

Alex Guérin : Ce qui m’a motivé à faire partie d’un club étudiant technique c’était l’assurance de travailler avec mes mains tout en innovant constamment dans la conception et la fabrication de notre voiture de course (monoplace). C’est un peu l’ADN de Formule ÉTS.

Qu’est-ce que vous apporte, concrètement, le fait d’être membre de Formule ÉTS?

Gérer une entreprise


Léandre Joncas : En plus de l’expérience technique, faire partie d’un club étudiant permet de développer davantage nos compétences en gestion humaine, car ces clubs sont gérés comme des microentreprises. Nous apprenons à gérer notre stress, notre temps, les finances du club et une équipe, notamment lorsque l’on a un rôle plus administratif. Je ne savais pas que j’allais toucher à tous ces aspects avant de m’impliquer au sein du club.

Alex Guérin : La partie entrepreneuriale est très importante dans un club comme le nôtre. On touche à toutes les activités d’une entreprise, comme le recrutement de nouveaux membres, la gestion des finances, l’amorce  et le maintien des liens d’affaires avec les clients, les partenaires et les commanditaires. C’est une bonne manière de développer des compétences transversales. Organiser son temps lorsque l’on fait partie d’un club étudiant est un défi en soit. Jongler avec les cours, le club et la vie personnelle, nous prépare à ce qui nous attend plus tard.

Y a-t-il des prérequis pour faire partie d’un club étudiant?

Faire preuve de curiosité


Léandre Joncas : Dans notre club, on accepte tout le monde. Les étudiants de toutes les années et de tous les domaines du génie sont les bienvenus. Il faut simplement faire preuve de curiosité.
Alex Guérin : On a besoin de tous les talents pour réussir, comme dans une entreprise. On a besoin de monde en informatique, en logiciel, en mécanique, etc. La diversité est bénéfique pour le club.

Combien d’heures par semaine vous impliquez-vous dans votre club?

Pas de minimum d’heures requis


Léandre Joncas : Il n’y a pas de minimum d’heure requis. Par contre, plusieurs membres du club consacrent beaucoup d’heures à la réalisation de ce projet, notamment durant la période de fabrication de la voiture. Il n’est pas rare que l’on travaille plus de 40 heures par semaine, incluant la fin de semaine, et ce n’est pas exagéré.

Alex Guérin : Je travaille entre 30 et 40 heures par semaine uniquement pour la Formule SAE. Ça fait des semaines bien remplies!

Pour les Léandre et Alex, s’investir dans un club étudiant est l’assurance de pouvoir participer à des compétitions afin de se mesurer à des équipes du monde entier, principalement d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie. En 2015 l’équipe de Formule ÉTS a remporté la compétition de formule SAE qui avait lieu en Ontario en plus de gagner plusieurs épreuves individuelles.

Gageons que les deux étudiants auront des choses à mettre dans leur CV, de quoi se faire remarquer de futurs employeurs!